Laboratoire d'audiologie RENARD
 
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Les différentes aides auditives
A chaque déficience auditive correspond une solution adaptée.
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Le principe de fonctionnement des aides auditives peut être schématiquement décrit de la manière suivante :
Les aides auditives numériques



Traitement du signal par un processeur numérique

1. Un microphone capte le signal acoustique et le transforme en signal électrique qui est transmis à un amplificateur.

2. Un amplificateur agit sur ce signal électrique. Dans le cas d'un appareil numérique, le signal électrique est converti en signal digital et un microprocesseur agit directement sur ce signal digital (on parle de traitement numérique du signal). Plus ce microprocesseur est puissant, plus le traitement des sons pourra être performant.

3. Le signal traité est transmis au patient :
• par un écouteur s'il s'agit d'une aide auditive en voie aérienne ( contours d'oreille, intra auriculaires et systèmes   ouverts)
• par un vibrateur pour les aides auditives en conduction osseuse
• par un stimulateur implanté chirurgicalement dans l'oreille moyenne pour les implants d'oreille moyenne
• par un faisceau d'électrodes implanté chirurgicalement au niveau de la cochlée pour les implants cochléaires

Les aides auditives conventionnelles en voie aérienne



Ce sont les aides auditives les plus couramment utilisées pour corriger les pertes auditives légères à profondes.

Votre audioprothésiste vous conseillera celle la mieux adaptée à votre déficience auditive, à vos besoins d'écoute, aux critères esthétiques et aux contraintes de manipulation.


Systèmes ouverts

Système déporté




Les aides auditives en conduction osseuse


Elles sont utilisées lorsqu'il existe une contre-indication au port d'un appareillage conventionnel, par exemple en cas de malformation de l'oreille externe.

La stimulation de l'oreille interne se fait par un vibrateur apposé sur la mastoïde.

Il existe aujourd'hui de nouvelles indications de ce type d'appareillage, notamment dans des cas de cophose unilatérale (surdité totale d'une des deux oreilles).

Auparavant réalisées avec un système de lunettes équipées d'un vibrateur inclus dans la branche, la majorité de ces adaptations se font aujourd'hui grâce à un système d'implant à ancrage osseux (l'aide auditive contenant le vibrateur vient se placer dans un pilier adapté sur une vis en titane qui a été implantée chirurgicalement (et qui est devenue solidaire de l'os par ostéo-intégration).




Les implants d'oreille moyenne


Les implants d'oreille moyenne ont pour particularité la stimulation directe de l'oreille moyenne (souvent au niveau de la chaîne ossiculaire).

Une chirurgie est nécessaire pour positionner le système stimulant.

La partie externe de l'implant qui contient le microphone et le processeur transmet le signal à la partie implantée qui stimule directement l'oreille moyenne.

Il n'y a donc aucun élément dans le conduit auditif externe, ce qui est intéressant lorsqu'il y a une intolérance physique au port d'un contour d'oreille ou d'un intra-auriculaire.

C'est d'ailleurs dans ces situations que sont indiqués les implants d'oreille moyenne.







Contours d'oreille




Intra semi-profond









Les implants cochléaires 


Les implants cochléaires ont connu depuis plusieurs années un développement très important, tant au niveau de leur technologie que de leurs indications.

Ils sont indiqués dans tous les cas où l'appareillage auditif conventionnel (en général réalisé avec des contours d'oreilles surpuissants) ne peut apporter une amélioration suffisante des capacités auditives. Il s'agit souvent de surdités totales ou profondes, et parfois de surdités sévères avec présence d'importantes distorsions.

La partie implantée chirurgicalement contient une unité électronique et un porte électrodes, ces dernières étant positionnées dans la cochlée de manière à stimuler directement les fibres nerveuses par des impulsions électriques.

La partie externe de l'implant contient le microphone et le processeur vocal. Ce dernier code les signaux et les transmet au récepteur qui stimule donc directement le nerf auditif.
 
Petit retour en arrière…


Depuis des décennies, la correction auditive consistait en l’adaptation d’appareils analogiques. Les sons, captés par le micro, étaient transmis à l’écouteur après être passés par l’amplificateur qui les « traitait » conformément aux réglages prévus par l’audioprothésiste. Bien qu’efficaces, ces aides auditives rencontraient parfois certaines limites, particulièrement pour la compréhension de la parole dans le bruit.

La révolution numérique…


L’apparition en 1997 des premiers appareils à traitement numérique du signal a été une véritable révolution pour le bien-être des personnes malentendantes.

Chaque aide auditive intègre un mini-ordinateur surpuissant capable d’effectuer des millions de calculs à la seconde. Les informations sonores sont donc
« captées », et analysées en temps réel. En fonction de la nature des sons (intensité, fréquences, localisation…), ceux-ci seront amplifiés différemment.

Le microprocesseur de l’aide auditive va également différencier la nature du bruit selon qu’il s’agisse d’un bruit ou d’un signal de parole. Il appliquera alors automatiquement un traitement différent selon cette analyse.

Cette technologie « intelligente » permet donc une meilleure adaptation de l’amplification en fonction des caractéristiques de la perte auditive, de l’environnement sonore et des besoins d’écoute des personnes appareillées.
Y a-t-il des limites à l’appareillage numérique ?


Oui, comme pour toute autre « aide », des limites existent.

Tout d’abord, le port d’un appareillage auditif nécessite une période d’adaptation avant que le port de l’appareillage soit confortable et que le meilleur résultat soit obtenu.

La durée de cette adaptation est variable, très courte dans certains cas, et un peu plus longue dans d’autres. Cette durée dépend essentiellement de l’ancienneté de la perte auditive et donc du délai entre le début de la gêne et la date d’appareillage.

Seul l’appareillage précoce peut permettre une adaptation rapide et confortable.

 

Le rôle de l’audioprothésiste

Le rôle de l’audioprothésiste est évidemment fondamental dans la réussite de l’appareillage.

Après avoir écouté le patient et réalisé le bilan tonal et vocal d’orientation prothétique, il va conseiller et choisir l’aide auditive (et donc le microprocesseur) la mieux adaptée.

Après la prise d’empreintes et la fabrication sur mesure de l’aide auditive, il va adapter les réglages du microprocesseur.

Sa parfaite maîtrise du traitement de signal de l’aide auditive est indispensable pour apporter le résultat optimal à la personne appareillée.