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| Les acouphènes |
| L’acouphène est un bruit subjectif, entendu dans l’oreille ou dans la tête, en l’absence de source sonore extérieure. |
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Peut-on mesurer un acouphène ?

Oui. Contrairement à certaines (mauvaises!) idées reçues, la perception d’un acouphène n’est pas un phénomène hallucinatoire. Les techniques d’imagerie médicale ont d’ailleurs permis d’objectiver les acouphènes.
L’acouphénométrie consiste à mesurer certaines caractéristiques de l’acouphène (type de bruit, fréquences, sons masquants…).
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Qu’est ce qui provoque un acouphène ?

Les origines de l’apparition d’un acouphène sont variables.
L’acouphène peut être le symptôme d’une pathologie du système auditif, comme la maladie de Ménière ou le neurinome de l’acoustique.
Il peut survenir après une exposition à une dose excessive de bruit (on parle de traumatisme sonore) ou bien être la séquelle d’un accident traumatique, notamment en cas de fracture du rocher ou d’un barotraumatisme.
Un choc émotionnel peut également être à l’origine de la survenue d’un acouphène (ou de l’accentuation de la gêne liée à un acouphène existant).
Un acouphène peut aussi se manifester en cas de problèmes métaboliques (hypercholestérolémie), d’hypertension artérielle ou d’hyperthyroïdie.
Certains problèmes dentaires peuvent également favoriser l’apparition d’un acouphène.
La plupart du temps, l’étiologie de l’acouphène n’est cependant pas toujours clairement identifiée. |
Acouphène et sensibilité au bruit

L’acouphène s’accompagne parfois d’une intolérance majeure aux bruits (on appelle cela l’hyperacousie), la
personne touchée ne supportant plus du tout d’entendre des bruits habituellement bien tolérés. Cette hyperacousie
est souvent la séquelle d’un traumatisme sonore.
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Conduite à tenir
Il faut toujours et tout de suite consulter un médecin ORL. Ce spécialiste réalisera ou fera réaliser les examens nécessaires et il décidera alors de la stratégie thérapeutique.
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Habituation

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Les bruits que nous entendons sont mis en mémoire dans notre système auditif.
En fonction de l’attention et de l’importance que nous attribuons à tel ou tel bruit, celui-ci devient réactogène (il est alors traité favorablement par notre système auditif et nous sommes très réactifs lorsqu’il se produit) ou bien il devient neutre (il est alors bloqué ou atténué par les voies auditives et nous ne l’entendons plus, ou seulement comme un bruit de fond non gênant) :
c’est le principe de l’habituation.
Ce phénomène d’habituation correspond donc au processus naturel qui nous permet de vivre dans un environnement bruyant sans être en permanence gênés par les différents bruits qui le compose.
Si cette habituation s’applique bien au signal de l’acouphène, elle va conduire progressivement à ce que le sujet « n’entende plus son acouphène et l’oublie ».
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Gêne liée à l’acouphène
Dans la majorité des cas, les personnes qui présentent un acouphène vont « s’y habituer » grâce à ce principe d’habituation et la gêne provoquée par cet acouphène va devenir très faible ou nulle.
Dans une minorité de cas, cette habituation ne se sera pas faite spontanément et la personne va être gênée par son acouphène. Dans certains cas, cette gêne évolue négativement et s’accentue dans le temps. |
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Aides auditives...

Si le sujet acouphènique est également déficient auditif (ce qui est fréquemment le cas), l’adaptation d’aides auditives va très souvent le soulager.
L’amplification des sons de l’environnement (et donc leur meilleure perception par le sujet) va en effet favoriser le masquage de l’acouphène, et donc diminuer sa gêne.
Les réglages des aides auditives seront très précisément adaptés par l’audioprothésiste en fonction des caractéristiques de la perte auditive et de l’acouphène. |

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...ou générateurs de bruit ?

Si le sujet acouphènique n’a pas de perte d’audition, l’adaptation de générateurs de bruit est envisagée (on parle de thérapies sonores).
Le principe consiste à faire entendre un signal acoustique adapté afin qu’il soit traité par le système auditif comme un bruit neutre à bloquer et que ce traitement s’applique également à l’acouphène, favorisant ainsi le processus d’habituation. |
Prise en charge globale
Les méthodes de thérapie sonore s’inscrivent idéalement dans une prise en charge plus globale, associées notamment à une technique d’habituation appelée T.R.T.® (Tinnitus Retraining Therapy) combinant conseils et adaptation de générateurs de bruit.
Des thérapies comportementales et cognitives (TCC) et des techniques de relaxation et de gestion du stress peuvent également être proposées. |
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